Qui sommes-nous ? L’humanité en 200 questions

Le dernier numéro de Ça m’intéresse, Questions & Réponses (n° 26, mai – juillet 2019), est consacré à l’humanité : Comment est-elle apparue ? le rire lui est-il vraiment propre ? Nos corps ont-il atteint une limite et peuvent-ils être augmentés ? Des chercheurs et spécialistes répondent à toutes les questions, même les plus anecdotiques, sur nos origines, notre évolution et notre avenir. À découvrir en kiosque ou en ligne !

J’ai eu le plaisir de réaliser de nombreux articles pour ce numéro, sur des questions aussi variées que : peut-on ressusciter Néandertal ? Dans quel sport sommes-nous meilleurs que les animaux ? Notre cerveau est-il vraiment si spécial ? L’espèce humaine est-elle la seule à en avoir domestiqué d’autres ? Et bien d’autres encore…

Un grand merci aux chercheurs et spécialistes qui ont pris le temps de me répondre :

  • Antoine Balzeau, paléoanthropologue (CNRS/MNHN)
  • Céline Bon, anthropologue et paléogénéticienne au MNHN
  • Jean-Paul Demoule, archéologue et historien, notamment auteur de Les dix millénaires oubliés qui ont fait l’Histoire (Fayard, 2017)
  • Joël Fagot, primatologue, responsable de l’équipe « Cognition Comparée » à l’Université d’Aix-Marseille
  • Pierre-Henri Gouyon, socio-anthropologue et biologiste (MNHN/CNRS), co-auteur de À quoi sert le sexe ? (Belin, 2013)
  • Michael Houseman, ethnologue à l’École pratique des hautes études (EPHE)
  • Pascal Picq, paléoanthropologue, notamment auteur de La marche : Sauver le nomade qui est en nous (éd. Autrement, 2015)
  • Sandrine Prat, paéloanthropologue (CNRS/MNHN)
  • Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, notamment auteur de du Petit traité de cyberpsychologie (Le Pommier, 2018)
  • Jean-Denis Vigne, archéologue et biologiste (CNRS/MNHN)
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Classé dans Ça m'intéresse, Histoire, Sciences, Société

« Confronter différentes conceptions du temps est éclairant »

Le temps est-il un concept fondamental ? Existe-t-il vraiment ? En croisant les regards de physiciens et de biologistes dans l’ouvrage qu’ils ont codirigé, Temps de la nature, nature du temps, Philippe Huneman et Christophe Bouton remettent en perspective cette idée et examinent la notion de temps de la nature chère à Aristote. Une réflexion collective bienvenue.

Cette interview est parue dans La Recherche (n° 546, avril 2019), à retrouver en ligne !

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Le monde liquide du travail externalisé

Théoricien d’une « société liquide » et d’une dilution des structures traditionnelles, le sociologue Zygmunt Bauman permet de mieux comprendre l’évolution des modes de travail et plus généralement du monde dans lequel nous vivons. Dans un récent ouvrage posthume, Retrotopia (éditions Premier Parallèle, 2019), il prônait enocre le recours au dialogue et à la solidarité. Cet article est paru dans Management (n° 274, mai 2019). À retrouver en ligne !

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Classé dans Management, Philosophie, Société

Allégez la charge mentale de votre équipe (et la vôtre)

La pression psychologique liée à l’obsession des résultats est l’une des premières causes de stress en entreprise. Et si on commençait par lâcher un peu la bride pour libérer les énergies ? Cet article, co-écrit avec Laura Makari, est paru dans Management (n° 274, mai 2019). À retrouver en ligne ! Un grand merci celles et ceux qui ont pris le temps de me donner leur témoignage et leur point de vue :

  • Gerhard Andrey, cofondateur de Liip, agence suisse de solutions numériques
  • Gaëtan de Lavilléon, docteur en neurosciences et cofondateur de l’agence de conseil Cog’X
  • Jean-Louis Muller, coach et consultant
  • Romain Vacher, cofondateur de l’agence de solutions Web LinkValue, et Julie Legout, partner communication

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Classé dans Management, Travail

Qu’est-ce que la pop’philosophie ?

Dans les années 1970, Gilles Deleuze rêvait d’inventer une pop’philosophie, encore nommée pop’analyse, mystérieusement décrite comme une sorte de « lecture en intensité », de « branchement électrique » sur les livres et les idées. Cette idée semblait lui tenir à cœur. Il y revient à quatre ans d’intervalle, fait éditer les rares textes évoquant ce projet sans le mener à bien. Aujourd’hui la pop’philo est partout : sur les étals des libraires, dans les médias et les festivals culturels. L’idée est de passer un objet populaire – films, séries télé, romans d’aventures, hits de musique… – au crible de la philosophie académique. Sans condamner cette mode, Laurent de Sutter entend néanmoins revenir à l’intention première de Deleuze pour en tirer un autre programme. La pop’philosophie ne naît pas seulement de la rencontre d’un produit léger avec un outil savant, relève-t-il, elle consiste à s’immerger au cœur de n’importe quel objet de recherche – populaire comme rébarbatif – pour en faire quelque chose de plus excitant et en multiplier les significations. C’est un peu comme aller dans une boîte, imagine L. de Sutter, en faire déborder le contenu et l’ouvrir ainsi sur l’extérieur : « Pop est le bruit que fait la boîte lorsque le couvercle saute », quand de nouveaux liens peuvent s’établir avec le dehors et ainsi transformer l’objet ou l’idée de départ. L. de Sutter montre en quoi cette conception s’inscrit plus fidèlement dans le combat de Deleuze contre la « rationalité froide » et universitaire, pour une appréhension dynamique et non statique des objets de pensée, et est conforme à son projet de transformer la pratique philosophique de l’intérieur. Cet essai dense, à l’argumentation serrée, déploie une pensée originale et libre, parfois même critique de son principal inspirateur.

Cet article est paru dans Sciences Humaines ( n°313 – avril 2019), à retrouver en ligne !

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Pierre Taïgu Turlur : bouddhiste sans fioritures

Critique des fantasmes et des hiérarchies, l’auteur de La saveur de la lune, vivre les koans du ch’an aujourd’hui (Albin Michel, 2019) entend revenir à plus de simplicité et de spontanéité. Cette interview et ce portrait sont parus sur Bouddha News.

Votre dernier livre est une succession de courts chapitres sur les koans : de quoi s’agit-il exactement ?

On peut les décrire comme l’expression verbale, poétique et instantanée de quelque chose d’ineffable. Concrètement, ce sont de petites phrases aux allures mystérieuses, utilisées pour secouer nos esprits, nous sortir de la torpeur dans laquelle nous plongent nos habitudes, et ainsi nous ramener à plus de réalité et de simplicité. Il peut s’agir d’une anecdote, d’un dialogue saugrenu ou encore d’une sentence célèbre d’un maître, par exemple : « Frapper des mains crée un son, quel est le bruit que fait une seule main ? » de maître Hakuin au XVIIIe siècle. On les trouve principalement dans des recueils compilés en Chine ou au Japon. Ils m’ont toujours accompagné dans ma pratique, et je souhaitais partager quelques réflexions avec le plus grand nombre à travers eux. Je voulais également rompre avec tout un imaginaire entourant les koans : celui de l’illumination notamment, soit l’idée qu’une petite phrase pouvait d’un seul coup nous éveiller et nous transformer en une sorte de sage. Non, les koans sont plus à l’image de copeaux de silence : s’ils nous rendent parfois plus sensibles à la réalité de l’instant présent, c’est aussi ce qui se passe avant, pendant et après qui importe.

Que cherchez-vous à transmettre dans vos écrits ou vos publications en ligne ?

À vrai dire, mes communications répondent surtout à des commandes ; mon premier manuscrit a été envoyé par quelqu’un d’autre, idem pour les vidéos qui m’avaient été demandées… J’ai saisi l’occasion, mais ce n’est pas une volonté de ma part. Je considère plus généralement que ce que j’écris ne m’appartient pas vraiment ; je me vois moins comme auteur – sauf quand je corrige mes coquilles ! (rires) – que comme passeur. Si je devais néanmoins résumer, je dirais peut-être que tout est déjà là : l’amour, la liberté, le bonheur… Ça ne sert à rien d’aller les chercher ailleurs, d’imaginer des méthodes pour y parvenir. Lire la suite

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Classé dans Philosophie, Religion

Éric Rommeluère : « Se transformer et changer le monde, voilà l’enjeu. »

Pour Éric Rommeluère, la création d’un nouveau centre s’inscrit dans la continuité de ses engagements en faveur d’un bouddhisme engagé, comme l’illustre son parcours depuis quinze ans. Cette interview et ce portrait sont parus sur Bouddha News.

Quelle est votre ambition pour le refuge que vous créez au Plessis ?

Elle est un peu démesurée ! Créer une oasis de bonté et de beauté dans un monde qui s’effondre ? Plus sérieusement, je suis convaincu que le centre bouddhiste à l’ancienne – je le dis sans aucun mépris – n’est plus adapté. Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus tant de s’initier ou de méditer que d’agir, même à une petite échelle. Depuis quinze ans, je rêve de bâtir un espace qui soit à la fois un refuge et une plateforme pour un bouddhisme engagé. Lorsque j’ai découvert cette demeure du Plessis, à 1h30 en train de Paris, j’ai décidé de me lancer dans cette aventure un peu folle. Toutes mes économies y sont passées, alors que les travaux à prévoir sont considérables ; il n’y a pas d’eau courante ou de toilettes par exemple. Mais c’est 350 m2 habitables, 700 à terme, au milieu de trois hectares de terrain et de forêt. Et comme c’est en zone naturelle protégée, la mairie nous oblige à prendre soin de cette nature – elle nous oblige à être bouddhistes en fait ! C’est beau, c’est calme, tout simplement merveilleux. Dans l’immédiat, je fais appel aux bonnes volontés et à un financement participatif pour réaliser des travaux de première nécessité. Si nous voulons en faire un véritable temple bouddhiste un jour, il faudra notamment être en conformité avec les normes pour établissements accueillant du public. Tout restera gratuit, bien sûr, et chacun peut d’ores et déjà me rejoindre dans cette aventure à titre privé.

En quoi votre démarche s’inscrit-elle dans la continuité des érudits zen Bernie Glassman et David Loy ?

Le refuge du Plessis sera bâti comme un « écodharma lieu ». Ce concept, que j’emprunte à David Loy, est né d’une réflexion encore ouverte sur les implications écologiques du bouddhisme – notamment l’idée qu’il n’y a pas de séparation radicale entre l’humanité et la nature, et que le sort de l’une vaut aussi pour l’autre. Lire la suite

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Classé dans Religion, Société