Archives de Catégorie: Travail

Bien-être au travail : deux pour le prix d’un !

Management vient de publier deux éditions dédiées au bonheur ! Un guide hors-série du bien-être au travail (mars – avril 2018), ainsi qu’un dossier pour « retrouver l’envie de se lever pour aller bosser » dans un numéro courant (n° 262, avril 2018).

À retrouver dans ces deux numéros :

Une enquête sur « l’ère du “care” : c’est le nouveau buzzword (un concept philosophique à l’origine…) pour les politiques managériales dédiées à la bienveillance quotidienne, à une réorganisation des conditions de travail et à une meilleure articulation pro-perso – au risque de s’offrir un « supplément d’âme », sans s’attaquer aux causes profondes de la souffrance au travail ? Lire la suite

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Comment intéresser les salariés aux résultats de leur PME ?

L’idée d’associer les salariés aux résultats des petites entreprises est au menu du projet de loi Pacte, qui sera présenté en Conseil des ministres en avril. Le chercheur Patrice Roussel explore les liens subtils entre motivation et rémunération, et analyse les conditions pour qu’une telle mesure puisse réellement profiter aux salariés et favoriser le développement de l’entreprise. Cette interview est parue dans CNRS Le Journal

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La France compte près de 4 millions de PME ou TPE, dont la très grande majorité sont des microentreprises. Elles emploient quasiment un salarié sur deux et réalisent environ 45 % de la valeur ajoutée du tissu productif hexagonal. Mais beaucoup peinent à croître et à faire grandir leurs équipes. Vous venez de conclure une convention de recherche de trois ans avec une entreprise de taille moyenne, dédiée à l’efficacité des politiques de rémunération sur l’engagement et la performance des salariés. Qu’en retenez-vous ?

Patrice Roussel : Que l’argent n’est pas le nerf de la guerre. Dans le cadre théorique dit de l’autodétermination, nous partons du principe qu’il existe deux formes de motivation au travail : l’une intrinsèque ou autonome, lorsqu’un individu a choisi son métier ou l’exerce par passion, par exemple ; et l’autre extrinsèque ou contrôlée, dont le meilleur exemple est le « job alimentaire », encouragé par le salaire ou d’autres récompenses. Pour des raisons évidentes, la première est plus souvent associée au bien-être et à la performance que la seconde. Mais il y a parfois débat sur la rémunération : certains travaux considèrent que les augmentations poussent les salariés vers de la motivation contrôlée – qu’ils ne travaillent plus que par appât du gain, pour schématiser –, d’autres envisagent qu’elles ne nuisent pas à la motivation autonome. Nos dernières recherches permettent d’affirmer que l’argent reste dans l’absolu une récompense sans effet sur l’engouement intrinsèque des salariés. Néanmoins, si une entreprise travaille en amont sur son organisation et sur son management pour impliquer les salariés, les augmentations peuvent consolider ou renforcer la motivation autonome qui en découle. L’argent ne fait pas le bonheur mais peut y contribuer, autrement dit.

Quel cadre mettre en place pour que le volet financier ait un effet sur le bien-être et la productivité des salariés ?
P. R. : La théorie de l’autodétermination préconise de jouer sur trois leviers, qui nous semblent bien établis dans les faits. D’une part, les systèmes de rémunération doivent accompagner ou plutôt confirmer une montée en compétences de l’employé Lire la suite

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Pourquoi est-il important de s’amuser au travail ?

« La maturité de l’homme, c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant » : en quoi cette citation du philosophe Friedrich Nietzsche, extraite de Par-delà le bien et le mal, permettrait d’éclairer la pratique managériale ? Éléments de réponse dans Management (n° 257, novembre 2017). Retrouvez également l’analyse du philosophe Philippe Nassif, notamment auteur de La lutte initiale (Denoël).

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Bosser comme un malade, est-ce bien raisonnable ?

Ils sont beaucoup à tout donner à leur entreprise, quitte à sacrifier leur vie personnelle. Mais le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle…

Cet article est paru dans Management (n° 257, novembre 2017), actuellement en kiosque. Merci aux experts, ex traders et jeunes startupeurs qui ont pris le temps de me répondre.

À lire pour aller plus loin :

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Pour vos recrutements, misez sur les thésards

Trop d’entreprises françaises voient encore les universitaires comme de doux dingues. Voilà pourquoi elles feraient mieux de leur dérouler le tapis rouge !

Cet enquête est parue dans Management (n° 255, septembre 2017). Un grand merci pour leur expertise et leurs témoignages à :

  • Amandine Bugnicourt, cofondatrice de l’agence Adoc Talent Management, aidant les entreprises à identifier des docteurs correspondant à leurs besoins
  • Julien Calmand, du Centre d’études et de recherches sur les qualification (Cereq), en cours d’élaboration d’une thèse sur l’insertion professionnelle des docteurs
  • Marwan Mery, cofondateur d’ADN Group, agence spécialisée dans la négociation
  • Vincent Mignotte, directeur de l’ABG Intelli’agence, spécialisé dans l’accompagnement et l’emploi des docteurs
  • Jean-François Pépin, conseiller du président de la Cigref, un réseau de grandes entreprises œuvrant à la promotion du numérique
  • Anne-Françoise Ruaud, devenue project management senior au Boston Consulting Group après une thèse en neurobiologie

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Pourquoi nous soumettons nous (si facilement) à un chef ?

« Les grands ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » : en quoi cette citation de Pierre Victurnien Vergniaud, souvent attribuée à tord au pamphlétaire et philosophe Étienne de la Boétie, permettrait d’éclairer d’éclairer la pratique managériale ? Éléments de réponse dans Management (n° 254, juillet – août 2017). Retrouvez également le point de vue de Julia de Funès, philosophe et auteure de Socrate au pays des process (Flammarion)

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La justice à l’heure des algorithmes et du big data

Les logiciels et les robots remplaceront-ils un jour les avocats, les notaires et les juges ? Pour les experts, si la tendance à l’automatisation et à l’accélération technologique change la donne, certaines prédictions relèvent encore de la science-fiction. Cet article est paru sur Le Journal du CNRS.

© THE LIGHTWRITER/FOTOLIA.COM

Une « justice prédictive », des contrats exécutés automatiquement grâce à des logiciels, des robots recrutés par des cabinets d’avocats… En quelques années, les innovations technologiques et numériques ont donné lieu à toute une série d’annonces fracassantes, laissant entendre notamment que l’ubérisation des professions juridiques et judiciaires serait en marche. Mais si certaines de ces innovations bouleversent l’exercice du droit, en automatisant certaines tâches et en accélérant les procédures notamment, beaucoup ont encore un caractère exploratoire, voire s’apparentent au fantasme.

D’une manière générale, le code informatique et l’intelligence artificielle paraissent encore loin de pouvoir se substituer à l’expertise humaine, mais ils ne sont pas pour autant sans impact sur les métiers juridiques et judiciaires. « C’est une question d’équilibre », résume Bruno Dondero, agrégé des facultés de droit et professeur à l’université Paris 1, estimant que beaucoup de croyances sur le sujet sont « trop enthousiastes ou au contraire trop insouciantes ». En pratique, ces professions comportent de nombreuses tâches paraissant pouvoir être automatisées. « Lorsqu’un avocat rédige un contrat par exemple, il se fonde généralement sur des modèles qu’il adapte en fonction des cas particuliers. On peut envisager qu’un logiciel, auquel on fournirait quelques informations spécifiques à l’affaire, génère lui-même ce document. »

Une justice « prédictive »

De fait, de nombreuses start-up ont récemment développé des solutions pour rédiger des documents juridiques, analyser une affaire à partir d’une recherche documentaire, ou encore estimer la probabilité de succès d’un procès. L’année dernière, le cabinet américain BakerHostetler a ainsi « engagé » le système d’intelligence artificielle Ross pour assister ses avocats en répondant à des questions sur la jurisprudence et en facilitant la recherche documentaire. « Ces systèmes ont leurs limites lorsque les affaires sont complexes ou ambiguës, poursuit Bruno Dondero, sinon une simple recherche sur Internet aurait déjà remplacé le métier d’avocat-conseil. » Pour autant, il envisage que, pour des cas classiques et bien connus, ces outils seront de plus en plus utilisés par les cabinets. « Honnêtement, le travail d’avocat consiste rarement à imaginer LA clause à laquelle personne n’avait jamais pensé. Et dans les faits, certains n’hésitent pas à copier-coller leurs modèles en changeant juste quelques détails… » Rien qu’une machine ne puisse effectuer.

À certains égards, la « justice prédictive » fonctionne suivant le même principe. Ces dernières années, plusieurs systèmes ont été développés, permettant de déterminer les probabilités de succès d’une affaire et de calculer les éventuels dommages et intérêts, en tenant notamment compte des décisions antérieures du juge appelé à statuer. « Contrairement à ce qu’on entend, il ne s’agit pas de “remplacer” les avocats », tempère Thomas Saint-Aubin, chercheur associé à l’Institut de recherche juridique de la Sorbonne et directeur de la recherche et du développement chez Seraphin Legal.

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