Archives de Tag: Cannes

« Alyah » : l’émigration profane sous couvert d’élévation spirituelle

Pour son premier film, Elie Wajeman emballe la croisette à Cannes avec l’histoire d’un dealer parisien qui décide d’ouvrir un restaurant à Tel Aviv.

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La religion est un paravent difficile à percer, comme la morale ou toute idéologie. « Nous ne pouvons jamais, écrit le philosophe Emmanuel Kant, même par l’examen le plus rigoureux, pénétrer entièrement jusqu’aux mobiles secrets. » C’est d’une certaine façon ce que tente le film Alyah, présenté au Festival de Cannes le 18 mai, dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs.

Alex, anti héros assumé, glandeur et dealer parisien, décide de profiter d’une filiation juive ashkénaze pour émigrer en Israël. Lire la suite

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« Laurence anyways » : leçon de genre au cinéma

Le nouveau film Laurence anyways du Québécois Xavier Dolan offre un point de vue peu fréquent en Europe sur le masculin et le féminin : les études de genre.

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L’acteur français Melvil Poupaud, dans le rôle de Laurence

Difficile d’expliquer les gender studies en France. Le troisième film de Xavier Dolan, Laurence anyways, présenté le 18 mai à Cannes dans le cadre de la sélection  « Un certain regard », lèvera peut-être quelques ambiguïtés. Ce courant philosophique américain, né dans les années 70 aux Etats-Unis, s’attache à l’étude du masculin et du féminin. L’une des principales thèses défendues, mais pas la seule, est l’idée qu’il s’agisse de constructions sociales indépendantes du fait biologique. Concrètement : on peut être un homme et se comporter comme une femme, et inversement. Il n’y aurait pas de raison physiologique d’être machiste ou soumis(e), rude ou coquet(te), etc…

Laurence anyways en donne l’exemple à travers le portrait d’un professeur de philosophie, en couple à Montréal, qui prend conscience à 30 ans de son désir d’être femme. Le paradoxe, c’est qu’il n’est pas homosexuel pour autant. Lire la suite

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« Au-delà des collines » : un film anti-clérical ?

Film en sélection officielle au Festival de Cannes, son réalisateur roumain Cristian Mungiu se défend de charger l’Église orthodoxe. La plupart des critiques confirment.

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Deux amoureuses se sont perdues de vue, l’une est devenue nonne. C’est le point de départ du film roumain Au-delà des collines, présenté au festival de Cannes le 19 mai. Alina revient d’Allemagne, où elle s’était expatriée pour trouver du travail.

Quand elle retrouve Voichita sur le quai de la gare, elle ne parvient pas à contenir son émotion, malgré les exhortations de son amie. Elles ont suivi des routes différentes et cette scène en est la première image. L’écart se creuse encore lorsque Voichita emmène Alina dans le couvent où elle est accueillie. Alina juge le lieu moyen-âgeux et presse Voichita de partir. Cette dernière hésite mais l’amour de dieu est le plus fort, l’emportant sur cette relation teintée d’homosexualité. « Alina, c’est l’amour terrestre porté jusqu’à l’oubli de soi », analyse Pierre Murat dans Télérama (…) Mais Voichita a basculé ailleurs ; du côté de la loi, de la foi. Car il est doux, parfois, d’obéir aux certitudes des autres… » Lire la suite

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Le festival de Cannes se joue de la mort

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Plusieurs films, présentés au festival de Cannes qui se tiendra cette année du 16 au 27 mai, mettent en scène l’idée de renaissance, comme réincarnation, rédemption ou même… exorcisme.

Quatre films parleront de mort et de renaissance au festival de Cannes. Holy Motors, peut-être le plus surréaliste, met en scène un Monsieur Oscar qui voyage… de vie en vie. Tour à tour homme ou femme, il devient grand patron, meurtrier, mendiante… Il ne cesse d’emprunter des identités. Lui n’a d’ailleurs pas de vie : pas d’attache, pas de foyer ni de famille… Il vogue sans connaître de répit, s’épuise et rêve de stabilité.

Vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais, brave également la mort. Un homme de théâtre fait convoquer ses amis acteurs après son décès. Il a enregistré une requête avant de mourir : qu’ils surveillent l’adaptation d’une de ses œuvre par de jeunes comédiens. Librement adapté de la pièce de théâtre Eurydice, de Jean-Jacques Anouilh, ce film reprend l’idée qu’il faut parfois mourir pour mieux poursuivre son œuvre. Lire la suite

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