Blasphématoires, les chips « Virgin Mary » ?

Des catholiques anglais, très mobilisés sur internet, ont obtenu le retrait d’un produit de consommation, au motif qu’il heurtait leur foi.

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En Angleterre, des chips jugées « blasphématoires » ont été retirées de la vente. La chaîne de sandwichs et de café Prêt à manger — en français dans le texte — a été forcée de retirer un produit de ses rayons, suite à de fortes protestations religieuses. Pour cause : ces paquets de chips, à base de sauce Worcestershire et de chili, étaient nommés « Virgin Mary » — « la Vierge Marie » —, de quoi offusquer le site associatif Protect the Pope. « Nous avons été passifs trop longtemps face aux moqueries de notre foi et à la discrimination dont nous, catholiques, sommes victimes », a dénoncé le collectif dans un communiqué.

En fait, le nom des chips était une référence au cocktail Bloody Mary, épice de façon similaire, et le mot « virgin », indiquait que le produit ne contenait pas d’alcool. S’il est probable que le service marketing a consciemment évoqué la vierge Marie, la moquerie n’était pas l’intention de départ. En tout cas, Keith Beech, porte-parole de la marque, a indiqué au Daily Mail que la décision de les retirer du commerce a été prise « alors qu’il est apparu que les chips n’étaient pas très populaires » et ne se vendaient pas vraiment hors de Londres. Elles seront données à des centres pour sans abris. Quoique que ce mea culpa soit minimal, l’association Protect The Pope a félicité la marque pour sa réactivité. « C’est une victoire pour les militants de l’Église », s’enthousiasment les administrateurs du site.

Cette plate-forme collaborative a été lancée juste après la visite du pape au Royaume-Uni, en septembre 2010. C’était une « réponse directe à l’hostilité sans précédent, ridicule et de mauvaise foi de certaines personnalités publiques », explique les fondateurs. Le site cible depuis les attaques dont les catholiques sont l’objet, dans la presse, le débat public et sur internet bien sûr. S’agissant des chips par exemple, un internaute les a signalées aux administrateurs qui ont aussitôt relayé l’information à tous leurs lecteurs. Ces derniers ont aussitôt envoyé des messages et mails de protestation aux responsables de Prêt à manger, sur Twitter notamment. En obtenant le retrait du produit, ce collectif a démontré qu’il était pouvait mettre en œuvre un lobbying efficace.

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