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Comment vivre ? Les sagesses antiques à l’épreuve de notre temps

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La philosophie antique n’a jamais été aussi vivante. Le développement personnel s’en empare, la pop culture s’en inspire ; en pleine pandémie, les anglophones ont même dévoré les ouvrages des stoïciens. Comme le montre notre dossier, ces textes vieillissent bien car les questions qu’ils soulèvent sont éternelles. Au 21e siècle, on peut encore affronter la mort en stoïcien ou en épicurien, comme ce champion d’un sport de combat que nous avons rencontré. On peut chercher le bonheur comme Platon et Aristote, vivre toute une semaine en pythagoricien puis en cynique. On peut réévaluer nos amitiés à l’aune de la pandémie, ou encore apprendre à consoler un enfant comme Boèce. Bref, l’idée de mettre en accord nos idées et nos actes, comme ont tenté de le faire les sages pendant leur vie, reste une exigence d’actualité. Cela se fait parfois au prix de réinterprétations, voire de torsions – le précepte « Connais-toi toi-même » n’avait rien de psychologique à l’origine ! Mais c’est aussi en cela que cette philosophie est vivante : elle ne cesse de cheminer et d’évoluer. 

Ce dossier est paru dans Sciences humaines (n° 339 – Août – septembre 2021), à découvrir en kiosque ou en ligne !

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Socrate in love

Cet article est paru dans Sciences Humaines (n° 317, août-septembre 2019)

Le maître de Platon tenait-il son amour de la sagesse d’une femme restée dans l’ombre ? C’est l’hypothèse défendue par Armand d’Angour, professeur de lettres classiques à Harvard. Dans Le Banquet, en effet, Socrate évoque une femme qu’il aurait connue dans sa jeunesse et qui l’aurait « instruit des choses concernant l’amour », tant sur un plan érotique que politique ou philosophique. Cette muse est un personnage fictif nommé Diotime dans le dialogue, mais elle renverrait en fait à Aspasie de Milet. Cette contemporaine de Socrate était une étrangère installée à Athènes, devenue la compagne de l’homme d’État Périclès, et une femme d’une grande renommée.

Connue pour son érudition, ses talents d’oratrice et son influence politique – des qualités rarement reconnues aux femmes de l’époque –, elle aurait fréquenté Socrate lorsqu’ils avaient tous deux une vingtaine d’années, devenant même son interlocutrice privilégiée. Pour A. d’Angour, leurs échanges auraient largement inspiré les réflexions du philosophe sur l’amour, la beauté ou encore la sagesse. Cette interprétation n’est pas inédite contrairement à ce que suggère l’ouvrage. Mais elle est ici soutenue par un travail de reconstitution historique important, précis et détaillé, construit de façon convaincante à partir de rares indices.

Reste que sur des périodes aussi reculées que le 5e siècle av. J. C., il est difficile d’avoir la moindre certitude. Et qu’A. d’Angour se contente tout au plus de suggérer que Socrate et Aspasie auraient filé le parfait amour dans le dos de Périclès.

D’Angour A., Socrate in Love: The Making of a Philosopher, Bloomsbury, 2019.

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Classé dans Philosophie

Feindre l’ignorance pour mieux progresser

« La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien » : en quoi cette citation du philosophe Socrate, extraite du Ménon de Platon (IVe siècle av. J.-C.), permettrait d’éclairer la pratique managériale ? Éléments de réponse dans Management (n° 258, décembre 2017). Retrouvez également l’analyse de Jérôme Lecoq, philosophe, consultant et auteur de La pratique philosophique (Eyrolles).

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