Vers la canonisation de Jean-Paul II

Une première étape vient d’être franchie, qui pourrait valoir au prédécesseur de Benoît XVI d’être considéré comme un saint dès octobre prochain.

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« Inexplicable » : c’est le mot qui pourrait bien valoir au prédécesseur de Benoît XVI, le pape Jean-Paul II, d’être canonisé dès 2013. Une commission de sept médecins de la Congrégation pour les causes des saints, présidée par le cardiologue Patrizio Polisca, n’a pas trouvé d’explication à la guérison d’une femme atteinte d’une maladie incurable, qui aurait été mystérieusement guérie le soir de la béatification du pape polonais, le 1er mai 2011. Ce cas avait été soumis à la commission par Mgr Slawomir Oder en janvier dernier.

S’il est attesté à défaut d’être prouvé, le « miracle » doit encore être reconnu par une commission de théologiens, puis être soumis à l’avis des évêques et cardinaux membres de la Congrégation réunis en assemblée plénière. Enfin l’actuel pape, François, devra encore signer le décret autorisant la canonisation. Si le processus se déroule sans accroc, Jean-Paul II « pourrait ainsi être canonisé en octobre 2013, estime La Croix, à la fin de l’Année de la foi lancée par son successeur Benoît XVI, plus précisément le dimanche 20 octobre, deux jours avant la date à laquelle l’Église le célèbre en tant que bienheureux. »

Cette nouvelle réjouit une large partie de l’Église. « La canonisation de Jean-Paul II durant l’Année de la foi, ça serait merveilleux ! », déclarait ainsi, en mars dernier, le cardinal Dziwisz, archevêque de Cracovie en Pologne et ancien secrétaire privé du pape Jean Paul II, cité par Aleteia. La rumeur circule depuis plusieurs semaines. Stanislaw Dziwisz a ainsi déjà dit son espoir que la canonisation puisse avoir lieu bientôt : « Pourquoi pas en octobre, avait-il ajouté, soit 35 ans après son élection au Siège de Pierre ? »

Si Jean-Paul II devait être proclamé saint, il serait le second pape du siècle dernier, après Pie X. La perspective d’une cérémonie présidée par le nouveau pape enthousiasme le cardinal, qui voit de nombreux points communs entre les deux hommes : « une des raisons de ma joie de notre choix au conclave est surtout que Jorge Mario Bergoglio parle la langue de la pauvreté, explique-t-il, qu’il tient des propos d’une grande fraîcheur, et l’Eglise a besoin de ce charisme. »

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