Les musulmans de Boston contre les frères Tsarnaev

Les responsables des mosquées de Boston et de Cambridge se sont immédiatement démarqués des auteurs présumés des attentats.

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CC sidknee23 sur Flickr

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Les musulmans veulent se démarquer des frères Tsarnaev. Dès que l’identité et la religion des auteurs présumés des attentats de Boston ont été révélées, les responsables des mosquées de Boston et de Cambridge ont publié un communiqué, affirmant que les suspects n’étaient pas des fidèles assidus et que leurs actes n’avaient rien à voir avec « l’islam américain » prêché dans cette communauté.

Tamerlan, l’aîné, « avait commencé à participer de manière irrégulière à la prière du vendredi depuis un peu plus d’un an, a-t-on appris, et assistait de temps en temps à la prière du matin ». Le benjamin, Djokhar, se faisait encore plus « rare », a précisé le directeur de la mosquée Boston lors d’une conférence de presse : « on ne les a vus qu’une seule fois ensemble à la prière ».

Les responsables de la mosquée se sont rappelés de deux fois où Tamerlan Tasarnaev s’était insurgé contre des prêches. Le 16 novembre, il a interrompu un prêcheur qui affirmait que les musulmans pouvaient célébrer les fêtes traditionnelles américaines, comme le 4 juillet ou Thanksgiving. Le 18 janvier, il a avait réitéré, accusant le prêcheur, qui rendait hommage à Martin Luther King, d’être un « non croyant ». Des fidèles lui ont demandé de se taire et de quitter les lieux.

Des responsables l’avaient obligé à respecter les sermons, faute de quoi il ne serait plus le bienvenu à la mosquée. S’appuyant sur ces témoignages, le directeur de la mosquée de Boston a fait valoir que Tamerlan Tasarnaev réagissait « contre notre théologie d’un islam américain ». En outre, les deux frères n’auraient « jamais exprimé le moindre sentiment ou comportement violent. S’ils l’avaient fait, poursuit-il, nous aurions immédiatement appelé le FBI. »

Las… Le mal est fait. Malgré leurs démentis, les communautés de Boston et de Cambridge sont soupçonnées d’être impliquées dans des faits de terrorisme. Une enquête de USA Today, basée sur les travaux de l’association « American for Peace and Tolerance » évoque des « prêches radicaux » et note que le premier président de la mosquée a participé au projet d’assassinat d’un prince saoudien. Néanmoins, la première des ces accusations n’est pas avérée, et la seconde semble fragile, le lieu étant ouvert à tous.

 

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