Archives de Tag: Schopenhauer

Arthur Schopenhauer, apprendre à vivre

Selon Arthur Schopenhauer, chaque être est mû 
par une force – la volonté – qui le dépasse. 
En somme, une philosophie de la vie et de l’univers.

Mensuel N° 268 - mars 2015 La motivation - 5€50

Mensuel N° 268 – mars 2015

Mal connu, Arthur Schopenhauer est pourtant l’un des philosophes les plus influents du monde contemporain. L’écrivain Michel Houellebecq, prix Goncourt en 2010 et dont le roman Soumission vient de paraître chez Flammarion, le présente comme son maître spirituel. Les romanciers Marcel Proust, Guy de Maupassant ou encore Léon ­Tolstoï ont dévoré son œuvre ; les musiciens Richard Wagner, Igor Stravinski et Arnold Schönberg également, ainsi que les peintres Vassily Kandinsky et Paul Klee… Même un artiste aussi populaire que Charlie Chaplin s’en inspire abondamment et le cite dans son film Monsieur Verdoux (1947). « Les idées de Schopenhauer ont bouleversé les créations artistiques des 19e et 20e siècles », insiste Roger-Pol Droit, directeur du principal ouvrage consacré à l’impact du philosophe. Le grand public n’est d’ailleurs pas en reste. Le petit traité de Schopenhauer sur L’Art d’avoir [ lire la suite… ]
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Classé dans Philosophie

Le management selon… Wittgenstein !

« Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence » : en quoi cette citation du philosophe Ludwig Wittgenstein pourrait enrichir la pratique managériale ? Réponse dans Management (n° 215,  janvier 2014).

© Catherine Meurisse

© Catherine Meurisse

Retrouvez en prime les conseils d‘Arthur Schopenhauer pour avoir toujours raison, en apparence du moins, même quand on a objectivement tort.

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Classé dans Management, Philosophie, Travail

Une rubrique philo dans le nouveau Management

Le magazine Management lance une nouvelle formule, qui « donne à apprendre mais aussi à penser, , écrit le rédacteur en chef Éric le Braz, grâce à de nouvelles rubriques et de nouveaux chroniqueurs. » C’est notamment l’objet d’une page dédiée à la philosophie, ce mois-ci consacrée à Nietzsche et Schopenhauer. À découvrir en kiosque !

le-nouveau-management

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Schopenhauer ou la douleur de vivre

Réputé pessimiste, le philosophe allemand est également connu pour sa liberté de pensée, son courage intellectuel et son pragmatisme. Loin des théories abstraites, il cherchait avant tout une solution au problème de l’existence.

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Ce portrait est paru dans la revue de culture générale L’Éléphant (n° 2, avril 2013), accompagné d’une interview de Roger Pol-Droit sur l’influence de Schopenhauer. À retrouver en kiosque ou en librairie !

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« L’étranger musulman » au coeur du débat Sarkozy-Hollande

Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont livrés à un dialogue de sourds sur la question de l’islam de France. Pour cause: leurs conceptions de l’identité divergent du tout au tout.

Sur www.lemondedesreligions.fr

© Philippe Wojazer – Patrick Kovarik / AFP

L’immigration a donné lieu à quelques confusions entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Les repères étaient brouillés entre l’immigré en situation légale, celui entré illégalement sur le territoire, l’étranger, l’enfant d’immigrés, le Musulman, etc… Si la sociologie française distingue ces catégories, elles furent assimilées les unes aux autres de façon hasardeuse lors du débat.

Dès le début, alors que l’échange porte sur les titres de séjour, le candidat UMP embraye sur l’expulsion des étrangers en situation irrégulière. « Ça n’a rien à voir », tempête aussitôt son opposant : la question du juge, c’est par rapport à l’immigration illégale pour favoriser ou faciliter l’expulsion. » De même, sur le droit de vote des étrangers aux élections municipales, Nicolas Sarkozy fustige immédiatement « une montée des pressions communautaires », « une radicalisation et une pression d’un islam de France » : « refuser de le considérer, c’est refuser de voir la réalité ». Lire la suite

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Classé dans Philosophie, Politique, Religion

Débat politique et grosses ficelles

Sur www.philomag.com

Afin de ne pas perdre la face, malgré leur échec au premier tour des régionales, les cadres de l’UMP ont utilisé plusieurs stratagèmes décrits dans L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer.

Un festival de mauvaise foi : dimanche soir, les représentants de la droite parlementaire ont déployé des trésors de rhétorique, afin de minimiser leur faible résultat au premier tour des élections régionales. Le député vert européen Daniel Cohn-Bendit a d’ailleurs raillé sur France 2 ce militantisme de l’autruche. « J’ai appris ce soir que la droite a gagné les élections, qu’ils sont en très bonne position pour le deuxième tour, que tous les abstentionnistes […] sont mécontents des présidents de régions [20 sur 22 sont socialistes] et qu’il n’y a aucun désaveu du président de la république. »

Mieux, les cadres de l’UMP ont suggéré que le désintéressement des électeurs pour les régionales était signe de soutien à la réforme des collectivités locales que mène le gouvernement. Traduction : pour eux, ce n’est pas une révolte ni une révolution ; en fait, c’est un couronnement. Enfin, la droite a vivement critiqué les « petits arrangements entre amis », qui devraient précéder la fusion de listes à gauche, et rappelé que tout restait possible d’ici au second tour.

Dans ce type de controverse, il ne s’agit pas tant de dire la vérité que d’en donner l’impression, explique Schopenhauer dans L’Art d’avoir toujours raison, un petit essai sur la dispute. « Si je donne raison à mon adversaire dès qu’il semble avoir raison, il n’est guère probable qu’il en fera autant si la situation s’inverse : il agira bien plutôt per nefas [par l’injuste, injustement] : donc, il faut que je lui rende la monnaie de sa pièce. » Pour transformer leur réel échec en semblant de victoire, les cadres de l’UMP ont donc recouru successivement à plusieurs stratagèmes analysés par Schopenhauer.

Stratagème n° 29 *: « Quand l’on s’aperçoit que l’on est battu, on opère une diversion : autrement dit, on se jette tout d’un coup dans un tout autre propos, comme s’il faisait partie du sujet et était un argument contre votre adversaire. Ce qui a lieu avec un peu de discrétion, lorsque la diversion reste malgré tout liée au thema quaestionis [le thème, la question d’enquête] ». Tandis que la gauche constatait l’échec de la droite à cette élection, l’UMP a déplacé le débat sur le thème d’une abstention dont elle attribue l’importance à un désaveu supposé des présidents de régions socialistes. Ainsi, son propre échec n’était plus l’objet central du débat. La question devenait « le PS a-t-il décrédibilisé les régions aux yeux des Français ? ».

Stratagème n° 5 : « On peut également, pour prouver sa thèse, faire usage de prémisses fausses […] qu’alors on adopte des propositions qui sont fausses en elles-mêmes, mais vraie ad hominem [à l’égard de l’homme, le rival en l’occurrence], et qu’on discute ex concessis [sur la base de ce qu’il a concédé] en se mettant dans la peau de l’adversaire. Car le vrai peut aussi résulter de prémisses fausses, bien que le faux ne le fasse jamais à partir de prémisses vraies. » Les dernières études d’opinion montrent que l’abstention est plus forte au sein de l’électorat de droite que dans celui de gauche. L’UMP a cependant posé que beaucoup d’électeurs ne se sont pas rendus aux urnes pour sanctionner les présidents de régions socialistes. Elle en a déduit que les Français ont ainsi marqué leur soutien à la réforme des collectivités locales que mène le gouvernement. La prémisse est fausse, mais le lien d’implication logique reste valide dès lors que les socialistes ne contestent pas la conséquence. Or, s’ils critiquent certaines dispositions de la réforme, ils sont en accord avec son principe général.

Stratagème n° 32 : « Nous pouvons nous débarrasser rapidement d’une affirmation de notre adversaire contraire aux nôtres, ou du moins la rendre suspecte, en la rangeant dans une catégorie généralement détestée, lorsqu’elle ne s’y rattache que par similitude ou quelque autre rapport vague. » C’est ainsi que l’UMP critique la fusion de listes de gauche, qu’elle rebaptise « petits arrangements entre copains », « compromis » et autres « trahisons des électeurs ». Peu importe qu’il puisse s’agir d’accords programmatiques et respectueux du premier scrutin. L’essentiel est de décrédibiliser l’adversaire.

Stratagème n° 31 : « Quand l’on n’a rien à faire valoir contre les raisons exposées par l’adversaire, que l’on se déclare incompétent avec une ironie subtile : « Ce que vous dites là dépasse mes faibles facultés de compréhension […] On insinue de cette manière aux auditeurs qui vous estiment que ce sont des niaiseries. » Si toutes les études d’opinion et les premiers résultats donnent les partis de gauche très largement gagnants au second tour, il reste certes une zone d’incertitude propre à l’avenir. L’UMP en joue et tourne en dérision la propension de la gauche à annoncer sa victoire pour dimanche prochain.

Tant d’autres ficelles rhétoriques ont été utilisées au soir du premier tour qu’il semble impossible de toutes les répertorier. Et si l’abstention massive exprimait aussi un rejet de ces caricatures du débat politique ?

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Classé dans Philosophie, Politique