Archives de Tag: Nietzsche

Pourquoi est-il important de s’amuser au travail ?

« La maturité de l’homme, c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant » : en quoi cette citation du philosophe Friedrich Nietzsche, extraite de Par-delà le bien et le mal, permettrait d’éclairer la pratique managériale ? Éléments de réponse dans Management (n° 257, novembre 2017). Retrouvez également l’analyse du philosophe Philippe Nassif, notamment auteur de La lutte initiale (Denoël).

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Pourquoi nous devons assumer nos défauts

« Tu veux gravir la hauteur libre et ton âme a soif d’étoiles. Mais tes mauvais instincts, eux aussi, ont soif de la liberté » : en quoi cette citation du philosophie Friedrich Nietzsche, extraite de Ainsi parlait Zarathoustra (1891), permettrait d’éclairer d’éclairer la pratique managériale ? Éléments de réponse dans Management (n° 255, septembre 2017). Retrouvez également le point de vue du philosophe Vincent Cespedes, notamment créateurs de l’application Deepro et du Jeu du Phénix.

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Le management selon… Nietzsche !

« Ce n’est qu’un préjugé moral de croire que la vérité vaut mieux que l’apparence » : en quoi cette citation du philosophe Friedrich Nietzsche, extraite de Par-delà bien et mal, permettrait d’améliorer la pratique managériale ? Éléments de réponse dans Management (n° 234, octobre 2015). Retrouvez également les leçons de Rhétorique d’Aristote pour apprendre à bien discourir.

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Une rubrique philo dans le nouveau Management

Le magazine Management lance une nouvelle formule, qui « donne à apprendre mais aussi à penser, , écrit le rédacteur en chef Éric le Braz, grâce à de nouvelles rubriques et de nouveaux chroniqueurs. » C’est notamment l’objet d’une page dédiée à la philosophie, ce mois-ci consacrée à Nietzsche et Schopenhauer. À découvrir en kiosque !

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Nietzsche, une BD pour tous et pour personne

Sur www.philomag.com

C’est la première bande dessinée consacrée à la vie d’un philosophe. Michel Onfray et le dessinateur Maximilien le Roy adaptent la biographie de Nietzsche en un tome paru vendredi 19 mars aux éditions Le Lombard (128 pages, 19 €). À mi chemin entre l’histoire et la légende, l’académique et le symbolique, cet ovni culturel raconte une existence dépeinte dans un script que Michel Onfray destinait au cinéma, L’innocence du devenir (Galilée, 2008). Ce texte a inspiré Maximilien Le Roy, qui nourrissait le projet de dessiner quelque chose autour de l’oeuvre de Nietzsche. Il envoya ses premières planches au fondateur de l’université populaire de Caen. Ce dernier, séduit par ces esquisses et soucieux de « faire descendre la philosophie dans la rue », a donné son accord pour un album.

Les auteurs privilégient les moments forts de la biographie : la découverte de Schopenhauer dans une boutique de Leipzig, une visite chez les Wagner à Tribschen, la prise d’une photo aujourd’hui célèbre en compagnie de Paul Rée et Lou Andreas-Salomé… Les scènes clés se succèdent, les allusions et les ellipses sont nombreuses ; des dialogues et des illustrations symboliques font office de transitions, d’autant que les récitatifs n’indiquent que les lieux et les dates. Ce schéma, qui varie les vitesses et les intensités, a l’avantage de rythmer la lecture et de synthétiser le propos. Mais il peut aussi l’alourdir : le rappel des faits en forme de conversation impromptue est parfois pesant, et les idées de Nietzsche se condensent mal en quelques bulles.

Contraintes du format obligent, ce n’est pas une histoire de l’histoire de Nietzsche. Pertinent dans les grandes lignes, ce récit imagé donne parfois corps à des scènes contestables, qui reposent par exemple sur des témoignages isolés ou indirects. Ainsi, la vision classique de la crise de folie qui frappe le philosophe en 1889 est une légende tenace et invérifiable, comme l’a révélé Curt Paul Janz dans sa biographie (Tome III, pp. 424-426).  Par ailleurs, Michel Onfray et Maximilien Le Roy dénoncent avec justesse la falsification des textes de Nietzsche par sa soeur Élisabeth – nazie notoire et militante –, s’attachant à dédouaner le philosophe des accusations d’antisémitisme.

Pour une première approche, c’est idéal. Cette initiative offre un récit précis et illustré avec finesse. Cela ne s’adresse pas tant aux amateurs de bandes dessinées et aux inconditionnels de Nietzsche qu’à un public qui voudrait un aperçu de la vie du philosophe en une petite heure de lecture.

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Devenez-vous même, c’est-à-dire soldat…

Sur www.philomag.com

L’armée de terre fait dans le concept. Mercredi 3 février, elle a lancé une vaste campagne de recrutement centrée sur le slogan « devenez vous-même », avec, à la clé, une série de questions existentielles : « cohésion, fraternité d’armes / Pour vous, c’est quoi la confiance ? » ou encore « Leadership / Vous faites comment pour qu’ils vous suivent ? ».

Dans une rhétorique d’inspiration nietzschéenne, cette campagne valorise le dépassement de soi, c’est-à-dire « avant tout la volonté de mieux se connaître, de progresser, d’agir, explique le site internet www.devenezvousmeme.com. Le quotidien du soldat, c’est mettre en pratique cette volonté : repousser ses limites physiques, intellectuelles, techniques, morales […] Mais attention ! Un soldat n’est pas un surhomme ! » À l’image de l’homme dépeint dans Ainsi parlait Zarathoustra (I. §3-4) – « quelque chose qui doit être dépassé » – le soldat serait en quelque sorte « une corde, entre bête et surhomme tendue ».

Pas question de prôner le libre épanouissement de soi pour autant. D’ailleurs, « on ne naît pas soldat, on le devient ! », nuance l’armée dans un touchant hommage à Simone de Beauvoir. Retour à la réalité donc : soldat est un métier difficile et contraignant. Mais « si vous êtes motivés, si vous travaillez dur, vous progresserez, vous réussirez. Ce sont les seules conditions pour devenir soi-même ! ».

Comment devenir ce que l’on est si l’on est ce que l’on devient ? La même ambiguïté se présente dans l’oeuvre de Nietzsche. D’un côté, l’auteur du Gai savoir et de Ecce homo reprend à son compte l’injonction du poète grec Pindare dans les Pythiques (II. 72) : « deviens qui tu es » ou « deviens ce que tu es ». De l’autre, la critique du sujet humain comme origine est omniprésente dans ses essais. Faut-il s’engager comme volontaire dans l’armée, comme Nietzsche en 1870, pour résoudre cette difficulté ?

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