Archives de Tag: écologie

10 questions sur la COP21

On entend parler depuis des mois de cette conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se déroule à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Mais de quoi s’agit-il au juste ?

Cet article est paru dans Version Femina (n° 710, semaine du 9 au 15 novembre 2015).

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La religion au service de l’écologie, au sommet des peuples à Rio

Parallèle à la conférence Rio+20, consacrée au développement durable et à l’économie verte, le sommet des peuples revalorise les croyances indiennes dédiées à la nature.

Sur www.lemondedesreligions.fr

Des indigènes Potiguaras, dans le métro à Rio de Janeiro, le 16 juin © Christophe Simon / AFP

« Ils ne comprennent pas que nous vivons sur la même terre, déplore une jeune indienne aztèque. C’est notre responsabilité de faire quelque chose de bien pour la terre, pour toutes les belles choses qu’elle nous apporte. » La scène se déroule au sommet des peuples, en marge de la conférence de l’ONU sur le développement durable « Rio+20 », du 17 au 23 juin au Brésil. Cette contre-manifestation rassemble quelque 200 organisations écologistes et mouvements sociaux hostiles à ce qu’ils appellent le « capitalisme vert ». Ils considèrent que les Nations Unies manquent d’ambition en matière d’environnement.

L’initiative a séduit des Indiens venus de tout le pays. Guaranis, Tikunas, Tukanos, Gavioes… Quelque vingt ethnies sont rassemblées. La plupart sont adeptes du Candomblé, une religion afro-brésilienne qui mêle le catholicisme, des rites indigènes et des croyances africaines. Elle se fonde notamment sur l’idée que la nature a une âme. « Les éléments qui forment la planète sont la base du Candomblé : terre, air, eau et feu… », explique à l’AFP Renato de Obaluayê, prêtre de cette religion.

Rassemblés dans le parc Flamengo de Rio, la veille du sommet, ils allument un feu pour attirer les bons esprits, comme pour inaugurer une nouvelle ère. « Pour nous, le feu sacré signifie la lumière qui vient éclairer le nouveau chemin, explique Marcos Terena, membre du comité intertribal. Lire la suite

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Flopenhague, comme convenu

Sur www.philomag.com

Ils n’en attendaient pas grand-chose et n’ont pas trouvé de quoi se réjouir. Les philosophes, sociologues ou encore historiens sont peu intervenus dans les médias à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui se tenait du 7 au 18 décembre à Copenhague. Au mieux, ils ont souligné l’importance de l’enjeu et les carences du sommet. Dès novembre, le spécialiste de l’histoire du climat Emmanuel Le Roy doutait de la capacité des gouvernements à infléchir l’augmentation des températures. Il se dit inquiet, estimant que des périodes de réchauffement ont certes déjà eu lieu, mais que la régularité et la durée de cette augmentation au XXème siècle sont inédites.

Plus sceptiques encore, les philosophes sensibles aux mouvements écologistes et altermondialistes ont mis en cause la compatibilité du capitalisme et d’une solution au réchauffement climatique. Auteur de Cosmopolitiques (Les empêcheurs de penser en rond – La Découverte, 7 tomes) et plus récemment de Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient (Les empêcheurs de penser en rond – La Découverte, 2009), Isabelle Stenger juge que « on ne peut se fier au capitalisme pour réparer les dégâts dont il est responsable ». Elle fustige au passage la soumission à l’ordre établi et aux contraintes techniques. Pour elle, il faut revaloriser les principes de coopération et de collectivité. Dans un autre genre, l’agronome et philosophe Pierre Rabhi a renchéri lors d’un chat organisé par Libération : « je n’espère rien de sérieux de toutes ces grandes messes internationales, qui resteront impuissantes à changer les choses tant que la finance aura la prépondérance absolue ». L’Américain Michael Hardt met en perspective cette convergence de l’anticapitalisme et de l’écologisme (vidéo). Coauteur avec Toni Negri de Empire et multitude (Exils, 2000), un essai de référence sur l’altermondialisme, il estime que « Copenhague pourrait être le moment initial d’un nouveau cycle de luttes […]  Ce qui n’est pas encore clair, c’est si la résolution du problème climatique sera l’issue vers laquelle convergeront les différents combats, ou si l’écologisme et ces combats auront un autre but commun. »
Enfin, omniprésent pendant toute la durée du sommet, le philosophe Michel Serres ne s’est pas non plus fait d’illusion : « on ne rattrape pas si vite des années d’oubli ». Pour lui, le problème résulte notamment de la disparition de la classe paysanne et de la généralisation de la vie en agglomération. Il appelle en conséquence à reconsidérer l’être au monde de l’humanité, en y incorporant le concept de « Biogée », qu’il appelle ainsi « pour dire en un titre la terre et la vie ». Mais il estime que ce nouveau partenaire n’a pas été invité ni même représenté à la table des négociations de Copenhage. Rien n’a été décidé pour les absents en somme.

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A quand le retour des dirigeables dans le ciel de Paris ?

Au conseil régional d’Ile-de-France, on envisage sérieusement d’imposer des dirigeables pour le transport du fret. L’idée émane du conseiller régional francilien Jean-Marc Brulé, qui a commandé une étude sur cette alternative à l’avion.

Une nouvelle « air » commence. Le conseil général d’Ile-de-France a commandé une étude (1) au cabinet Ernst & Young sur la faisabilité de dirigeables gros-porteurs, qui seraient utilisés pour le fret lourd (pièces destinées à la construction d’un avion par exemple) ou même le transport de voyageurs. Un futur pas si lointain puisque les premiers « démonstrateurs » pourraient apparaître d’ici cinq à dix ans. Lire la suite sur www.newzy.fr

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