Archives de Catégorie: Philosophie

La finance, un vieil adversaire…

Dès l’Antiquité, le philosophe Aristote valorisait l’économie réelle contre la spéculation. Cette chronique est parue dans le magazine Management (n° 280, décembre 2019 – janvier 2020). À retrouver en prime : l’art de manager comme Le Prince de Machiavel.

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Qui a peur du « genre » ?

Aux quatre coins du monde, de Donald Trump à Jair Bolsonaro, des intégristes religieux aux partisans proclamés du bon sens, le « genre » est devenu un épouvantail permettant de fédérer des tendances politiques par ailleurs opposées. Cet article est paru sur Le Journal du CNRS.

Le drapeau de la « straight pride » de Boston, le 31 août 2019, une étonnante marche pour exprimer la « fierté hétérosexuelle » qui a suscité l’indignation aux États-Unis. © Scott Eisen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les études de genre ont gagné en légitimité, pourtant elles n’ont jamais été autant attaquées à travers le monde. Cette ambivalence a été abordée lors de la conférence plénière du deuxième Congrès international du Groupement d’intérêt scientifique (GIS) Institut du Genre, qui s’est tenu du 27 au 30 août dernier à l’Université d’Angers, en partenariat avec cette dernière.

Ces mouvements trouvent appui au plus haut sommet de l’État, obtenant le retrait de campagnes pédagogiques, de projets de loi, des restrictions gouvernementales à l’encontre de la recherche scientifique.

« Certes le nombre de publications scientifiques et de coopérations internationales et interdisciplinaires a régulièrement augmenté ces dernières années, constate la sociologue Sylvie Cromer (1). Et de plus en plus de disciplines tiennent compte du prisme de genre dans leurs études, comme la musicologie et les sciences de gestion dont nous avons pour la première fois accueilli une intervention au congrès », s’enthousiasme-t-elle. Mais on constate aussi que l’opposition aux études de genre s’est renforcée et organisée. Lire la suite

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Le pouvoir rend-t-il mauvais ?

C’est le constat établi par par Dacher Keltner, professeur de psychologie à l’université de Californie, à Berkeley… et déjà avant celui de Platon dans la République ! Si l’altruisme n’est pas naturel, peut-être faut-il forcer sa nature. Cette chronique est parue dans le magazine Management (n° 279, novembre 2019). À retrouver en prime : l’art de manager comme Le Prince de Machiavel.

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La management à la lumière des sciences humaines

J’ai eu le plaisir de coordonner un dossier consacré au management pour le magazine Sciences Humaines (n° 319, novembre 2019). À retrouver en kiosque ou en ligne ! Je vous laisse découvrir le sommaire ci-dessous et vous souhaite une très bonne lecture.

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Le temps des magiciens

C’est l’histoire de quatre philosophes méconnus et appelés à devenir des classiques. Leur point commun ? Tous ont élaboré une œuvre majeure entre 1919 et 1929, dans la jeune République de Weimar. Cette décennie allemande, marquée par des tensions politiques et une désorientation idéologique, témoigne en philosophie d’un « élan de créativité sans précédent », assure Wolfram Eilenberger : Ludwig Wittgenstein fixe dans Tractatus logico-philosophicus des limites jugées définitives au langage et à notre connaissance. Martin Heidegger plaide dans Être et Temps pour une liquidation de la métaphysique et un retour à des enjeux authentiquement existentiels. Plus enthousiaste, peut-être, Ernst Cassirer explore dans Philosophie des formes symboliques de nouvelles formes d’accès à la connaissance ; tandis que le penseur maudit Walter Benjamin, enfin, déchiffre le monde comme une myriade de signes à interpréter.

W. Eilenberger nous initie avec plus ou moins de pédagogie à ces quatre pensées complexes et, pour certaines, très abstraites. L’intérêt de son ouvrage ne s’arrête pas là : c’est aussi une plongée historique et biographique dans les cercles intellectuels de l’époque, comme dans la vie intime de ces philosophes. Le récit est vivant, détaillé, riche en anecdotes ; de nombreux chapitres se lisent comme un roman. Wittgenstein se dispute et se rabiboche avec Bertrand Russell. Le mariage de Heidegger bat de l’aile, mais cela inspire sa philosophie. Cassirer manœuvre comme un diable pour intégrer l’université, et Benjamin ne cesse de s’enfoncer dans des déboires financiers, politiques ou amoureux.

De façon subtile, sans jamais sombrer dans une forme de surinterprétation a posteriori, W. Eilenberger laisse entrevoir comment la vie personnelle, le contexte culturel et la production intellectuelle peuvent s’entremêler, et briller en ces moments exceptionnels.

Le temps des magiciens. 1919-1929, l’invention de la pensée moderne, Wolfram Eilenberger, Albin Michel, 2019, 460 p., 22,90 €. Cet article est paru dans Sciences humaines (n° 319, novembre 2019)

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Comment évoluer sans perdre son âme ?

Une entreprise qui rompt totalement avec son ADN pour investir un nouveau marché court à l’échec. Mais rester sur ses acquis peut aussi être une fuite en avant… La solution ? S’inspirer du concept japonais de « wagon yôsai » ! Cette chronique est parue dans le magazine Management (n° 278, octobre 2019). À retrouver en prime : l’art de manager comme Le Prince de Machiavel.

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“Les plateformes rétablissent un statut de quasi-tâcheron”

La France suivra-t-elle la Californie dans sa lutte contre l’emploi précaire des « travailleurs des applis » ? Pour la sociologue Sarah Abdelnour, les chauffeurs VTC et autres travailleurs indépendants sont traités comme les tâcherons du XIXe siècle, et devraient être reconnus comme salariés. Retrouvez cette interview sur Philonomist !

Maîtresse de conférence en sociologie à Paris-Dauphine et à l’Irisso (Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales), Sarah Abdelnour a consacré sa thèse aux autoentrepreneurs – résumée dans son ouvrage Moi, petite entreprise (PUF, 2017) – et aux nouvelles formes de travail indépendant. Elle a publié Les Nouveaux prolétaires (Textuel, 2018) et vient de co-diriger Les Nouveaux travailleurs des applis (PUF, 2019), avec Dominique Méda.

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