Les Sherlock Holmes de l’archéologie

Dans les polars, les détectives chevronnés parviennent à lire des morceaux de papiers brûlés grâce à de savantes manipulations ; le même exploit vient d’être réalisé par une équipe de chercheurs américains et israéliens, parvenus à lire l’une des plus anciennes copies de l’Ancien Testament. Le manuscrit d’En-Gedi, vieux de quinze siècles, a été retrouvé en 1970 dans la synagogue éponyme, enroulé sur lui-même et en partie calciné ; il pouvait à peine être touché, au risque de se disperser en cendres.

Les chercheurs ont utilisé une nouvelle technique de scanner et d’imagerie 3D, permettant de repérer les traces de métal dans l’encre et de créer ainsi une copie virtuelle du texte, lisible sur n’importe quel écran ! « Ces travaux ouvrent une nouvelle fenêtre nous permettant de remonter dans le temps en lisant des documents dont on pensait qu’ils étaient perdus vu leur mauvais état de conservation », s’enthousiasment les chercheurs. La technique pourrait bientôt être déclinée en médecine et… dans le secteur des renseignements, pour aider les enquêteurs.

Cet article est paru dans Sciences Humaines

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