Phares : 24 destins

Phares : 24 destins, de Jacques Attali, éd. Fayard, septembre 2010. Résumé et critique sur www.evene.fr

Découpé en chapitres courts, clair et accessible aux béotiens, le dernier opus de Jacques Attali se lit d’une traite. Ou par petites touches. On peut y naviguer, commencer par la vie de Hobbes, revenir à celle d’Aristote, ou l’inverse. Bref, c’est un livre de chevet, le genre de ceux que l’on peut laisser traîner sur le bout du canapé, pour savourer une tranche de vie de temps à autre.

Dans ces biographies, bien structurées, Jacques Attali mêle avec habilité la petite histoire et la grande, resituant les parcours personnels de ces hommes dans leur contexte. L’auteur n’est pas avare de détails et ponctue son récit d’anecdotes. Il fait preuve d’un bon esprit de synthèse, y compris quand il présente les grandes lignes de ce qu’il y avait de révolutionnaire chez ces hommes. Parfait pour s’initier, en une vingtaine de pages, à Confucius ou Giordano Bruno par exemple.

Une réserve cependant : l’introduction de chaque biographie est très (trop) personnelle ; Attali dit sa passion pour l’auteur en question. Mais le reste du texte est tout de suite plus standardisé, comme un déroulé froid des faits et des dates. D’où une impression de déséquilibre. En outre, il n’y a pas de révélation biographique particulière. Du coup, le propos perd en originalité. Quitte à ne pas donner de nouvelles informations, il aurait peut-être fallu étendre le regard personnel à l’ensemble des biographies.

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