Archives de Tag: mortalité

Covid, le vrai bilan de la pandémie

Officiellement, plus de cinq millions de personnes seraient décédées du covid entre les mois de novembre 2019 et 2021. Mais le bilan réel serait de 12 à 22 millions de morts, d’après de nouvelles estimations mises en lumière mi-janvier par la revue Nature. Pour cause, les relevés statistiques ne sont pas aussi précis d’un pays à l’autre.

Cet article est paru dans Sciences Humaines (n° 346 – avril 2022). Retrouvez d’autres actualités de la recherche sur le site du magazine

La Chine est par exemple soupçonnée d’avoir minimisé son bilan en déclarant seulement 5 000 morts du covid en deux ans, pour une population de 1,4 milliard d’habitants. Des évènements graves, comme un conflit armé ou une catastrophe naturelle, peuvent aussi biaiser les statistiques : la guerre de 2020 au Haut-Karabagh aurait ainsi occulté des milliers de décès dus à l’épidémie.

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Des animaux se portent mieux en vieillissant

Pour 23 des 46 espèces étudiées, le taux de mortalité diminue avec le temps. À la différence de l’homme.

La grande tortue du désert voit son taux de mortalité diminuer avec l'âge. ©Barbara Carroll/Getty

La grande tortue du désert voit son taux de mortalité diminuer avec l’âge. ©Barbara Carroll/Getty

Selon une étude publiée début décembre dans la revue Nature, certains êtres vivants risquent moins de mourir quand ils sont âgés que lorsqu’ils sont jeunes. C’est ainsi le cas de la mésange charbonnière, de la grenouille à pattes rouges ou de la grande tortue du désert. Au total, le taux de mortalité diminue avec le temps et passe sous l’indice de fertilité — tout le contraire de ce qui arrive à l’homme — pour vingt-trois des quarante-six espèces étudiées.

« Beaucoup de gens pensent que le vieillissement est inévitable et qu’il touche tous les organismes de la même façon que les humains, mais ça n’est pas le cas », insiste Owen Jones, chercheur en biologie de l’évolution à l’université Vanderbildt (États-Unis) et directeur de l’étude. En fait, la mortalité dépend moins de l’âge de l’animal que de son environnement — prédation, maladie…Quand elles évoluent dans un espace protégé comme un laboratoire, a contrario, certaines espèces peuvent vivre extrêmement longtemps. La palme revient à une sorte de cnidaire, l’hydre d’eau douce, potentiellement immortelle si aucun facteur extérieur ne met un terme à sa vie.

Retrouvez cette brève et d’autres actualités de la recherche dans Sciences et Avenir (n°804, février 2014).

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