Archives de Tag: humour

Les Ig-Nobel, un palmarès des recherches improbables

Saviez-vous que le Viagra aide les hamsters à se remettre d’un décalage horaire, que la tour Eiffel paraît plus petite si vous vous penchez sur la gauche, et qu’un poulet avec un bâton lesté à l’arrière-train marche comme un dinosaure ? Ces résultats hautement scientifiques ont été récompensés lors d’une cérémonie parodique et néanmoins très sérieuse, les Ig-Nobel, dont la 27e édition s’est tenue le 14 septembre au théâtre Sanders de l’université de Harvard.

Attribués chaque année depuis 1991 par une association de scientifiques amateurs de « recherches improbables », les Ig-Nobels ont pour objectif de récompenser des théories « qui font rire les gens avant de les faire réfléchir ». Car toutes ces études sont authentiques ! Lire la suite

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Au commencement était le rire

Mots d’esprit, joutes verbales, caricatures… À l’instar de la religion, le rire semble indissociable de l’histoire humaine. Et si les relations ont parfois été tendues entre humour et institutions religieuses, l’un n’a jamais pu faire disparaître l’autre.

Cet article est paru dans Le monde des religions (n° 72, juillet – août 2015). À retrouver en kiosque ou en ligne ! Un grand merci aux experts qui ont bien voulu m’éclairer :

Jean-Loup Chiflet, écrivain et auteur du Dictionnaire amoureux de l’humour (Plon, 2012)

Moussa Nabati, psychologue et auteur d’un essai sur L’humour thérapie (éditions Bernet-Danilo, 2012)

Gérard Rabinovitch, philosophe et auteur de Et vous trouvez ça drôle ?! Variations sur le propre de l’homme (Bréal, 2011)

Bernard Sarrazin, professeur émérite de littérature et auteur de Le rire et le sacré (Desclée de Brouwer, 1991)

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Un calembour qui blesse, est-ce de l’humour français ?

Sur www.philomag.com

Olivier Mongin explique dans Philosophie Magazine (n° 30, juin 2009) que l’humour français à la particularité d’être textuel et méchant. Une analyse qu’illustre Charlie Hebdo cette semaine encore.

« J’aime bien le langage. Sans se salir les mains, c’est un outil formidable pour tuer quelqu’un ou pire, l’humilier », ricanait l’humoriste Pierre Desproges. Faire rire, est-ce faire souffrir ? Mercredi 3 juin, la couverture de Charlie Hebdo a paru drôle aux uns et cruelle aux autres. Le dessin de Riss montre l’Airbus A330-200 d’Air France, volatilisé depuis lundi, piquer du nez dans l’Atlantique sur fond de ciel embrasé ; en légende : « 228 disparus… 228 abstentions de plus aux européennes ! »Interrogé le jour même pour la chaîne de télévision Canal +, le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre s’est indigné. « Il y a des limites : c’est de ne pas faire souffrir inutilement des gens qui souffrent déjà. » Sous la plume de Charb, directeur de la publication, Charlie Hebdo réplique aussi sec sur son site internet. « On emmerde ces profs d’humour indignés qui n’ont jamais ouvert Charlie et qui découvrent la une de cette semaine sur des blogs à la con ! » Il ajoute que ce dessin ne se moque pas des victimes, mais des médias qui ont davantage parlé du fait-divers que des élections européennes.

Sur cette couverture, ce n’est pas le dessin qui fait rire ou qui choque ; c’est le texte. « Les Français ont besoin de parler et de se moquer pour rire, explique le directeur de la revue Esprit et auteur de De quoi Rions-nous ?, Olivier Mongin. Ils ne savent pas faire de l’humour muet » (1). En novembre 1970 déjà, Hara-Kiri Hebdo, l’ancêtre de Charlie, a indigné la classe politique et l’opinion publique en six mots : « Bal tragique à Colombey : 1 mort ». Le professeur Choron, auteur de ces lignes, relativise le décès du général de Gaulle en le comparant à un fait-divers advenu peu avant, l’incendie d’un dancing qui avait tué 146 personnes. Las, ce numéro sera le dernier. Hara-kiri Hebdo est interdit de publication et deviendra Charlie Hebdo pour reparaître. Aujourd’hui, cette couverture est considérée, à tort ou a raison, comme l’une des plus drôles de leur histoire. Qu’en sera-t-il de celle du 3 juin ? Charb prophétise : « Celui ou celle que la couverture de Charlie de cette semaine indigne s’indigne avec 40 ans de retard. On attendra bien encore 40 ans pour rigoler ensemble ».

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