Archives de Tag: bac

Faut-il enseigner la philo avant la terminale ?

Ce lundi 17 juin, des milliers de lycéens plancheront pendant 4 heures sur leur épreuve de philosophie du bac. Pour s’y préparer, ils ont eu l’année de terminale, “mission impossible” selon Raphaël Enthoven. Des expérimentations pour réformer cet enseignement sont en cours, mais faut-il (et peut-on) les généraliser ?

Sur www.lyoncapitale.fr

©Lefred-Thouron

©Lefred-Thouron

Un an. C’est le temps laissé aux bacheliers pour engloutir des dizaines de concepts et d’auteurs, comprendre une nouvelle façon de penser et d’aborder les problèmes, maîtriser la technique de la dissertation… “À moins d’avoir le meilleur professeur du monde, et encore, c’est mission impossible”, tranche le philosophe Raphaël Enthoven. Selon Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef adjoint de Philosophie magazine, “les élèves n’ont pas le temps de s’acclimater et sont comme sidérés, ils ont le coup de foudre ou sont au contraire dégoûtés. Il faut désacraliser tout ça”.

Une vieille rivalité avec les profs de français

La philosophie confinée en terminale, à l’origine, c’est la pensée interdite aux moins de 18 ans, l’idée que les adolescents seraient “trop immatures” pour faire preuve d’esprit critique, alors que “c’est en apprenant à philosopher qu’ils gagneront en maturité et en rigueur intellectuelle”, objecte Sébastien Charbonnier Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Histoire, Lyon Capitale, Psychologie, Société

Polémique sur les notes du bac philo

Sur www.philomag.com

Le bac philo est-il une loterie ? Le jour de l’épreuve, le magazine en ligne Letudiant.fr frappe un grand coup contre la correction, en soumettant une même copie à dix professeurs : les notes s’échelonnent de 6 à 14 sur 20, et les commentaires sont parfois contradictoires.

Deux des correcteurs critiquent ces conclusions, dans une tribune publiée par Libération. Nicolas Franck et François Pépin dénoncent la méthode : « les conditions dans lesquelles le magazine a organisé cette « expérience » rendaient ce résultat inévitable : il est impossible de corriger une copie isolée, sans aucun point de comparaison et en ignorant même la section de l’élève. » Les correcteurs détaillent ensuite les réunions d’harmonisation qui aboutissent, après concertations, à la note la plus juste pour l’élève.

En fait, une bonne copie de philo tient en deux mots : rigueur et humilité. Quelles que soient les convictions, les priorités méthodologiques d’un professeur — qui seront de toutes manières pondérées par la discussion entre correcteurs —,  aucun ne met une mauvaise note à un élève qui démontre son propos au lieu de donner son avis, et qui connaît suffisamment son programme pour ne pas réinventer un ersatz de poudre. Bref, pour avoir une bonne note, il suffit de travailler.

Pour en savoir plus sur ce qu’est une bonne copie, voir notre Guide de survie au Bac philo

Poster un commentaire

Classé dans Philosophie, Société