Archives de Tag: neurosciences

« Une carte cérébrale n’a rien de neutre ! » trois questions à… Giulia Anichini

L’anthropologue Giulia Anichini, auteure de La Fabrique du cerveau (Éditions matériologiques, 2018) a passé deux ans dans des laboratoires de neuro-imagerie. Elle remet en question la neutralité des images utilisées en neurosciences pour localiser des « zones du cerveau » supposées responsables de comportements sociaux.

Cette interview est parue dans Sciences Humaines (n° 310, janvier 2019), dans le cadre d’un grand dossier sur « le cerveau en 12 questions« . À découvrir en ligne (accès abonné) ou en kiosque !

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Biais cognitifs : alliés ou ennemis du management ?

Destinés à faciliter et accélérer la prise de décision, ces mécanismes de la pensée nous poussent à faire des erreurs. Mais ils peuvent aussi être utilisés à bon escient, le tout étant d’apprendre à faire avec.

Par Jm3 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=58115523

Cet article est paru dans Management (n° 263, mai 2018), dans le cadre d’un dossier sur les neurosciences et le management. À commander en ligne ! Un grand merci pour leurs analyses et témoignages à :

  • Thomas Boraud, directeur de recherche au CNRS et auteur de Matière à décision (CNRS éditions)
  • Alexandra Didry, docteure en psychologie sociale et directrice de la R&D chez PerformanSe
  • Riadh Lebib, docteur en neuropsychologie et consultant pour le groupe STB

À lire également : Système 1 système 2. Les deux vitesses de la pensée, de Daniel Kahneman (Flammarion)

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Troubles de l’attention : le neurofeedback, une alternative aux médicaments ?

De nombreux enfants souffrent de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Face aux limites des traitements à base de psychotropes qui leur sont proposés, des alternatives se développent. C’est le cas du neurofeedback, une technique d’entrainement cérébral qui utilise certaines ondes du cerveau. Problème : son efficacité n’a pas été scientifiquement démontrée à ce jour. Mélodie Fouillen, doctorante au CRNL, travaille sur un protocole qui devrait permettre de savoir si le neurofeedback constitue une piste thérapeutique sérieuse ou non. Cet article est paru sur Cortex Mag

A première vue, une séance de neurofeedback évoque une scène de science-fiction. Electrodes sur la tête, un patient visualise l’activité de son cerveau, représentée par des ondes sur un écran d’ordinateur, et s’efforce de changer d’état mental pour corriger ce qui ne va pas. Telle onde est associée à ses migraines, à ses épisodes dépressifs ou à son anxiété ; il faut donc trouver le « bon état d’esprit » pour qu’elle disparaisse de l’écran. C’est un peu comme apprendre à chanter avec un fréquencemètre audio : on modifie la hauteur de sa voix en fonction des indications que renvoie l’appareil jusqu’à obtenir à coup sûr un « la 440 ».

Comment fonctionne un dispositif de neurofeedback ? Grâce à un électro-encéphalogramme, on mesure les fréquences électriques générées par l’activité des neurones. Ces fréquences sont associées à différents états mentaux – comme la peur, la concentration, l’envie… (lire l’encadré ci-dessous) – et sont instantanément transcrites sur un écran d’ordinateur. « Elles peuvent être représentées de manière ludique, renchérit Mélodie Fouillen, doctorante au Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL). Pour les enfants, par exemple, il est possible d’utiliser des jeux vidéo : un avion vole ainsi de plus en plus haut à mesure qu’ils éliminent les mauvaises ondes. » Lire la suite

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Luis Garcia-Larrea cherche là où ça fait mal

Ce médecin neurobiologiste s’efforce de comprendre comment fonctionne la douleur physique chez l’homme, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques. Ce portrait est paru sur Cortex Mag.

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«La douleur est une bonne chose, assure sans crainte du paradoxe le neurobiologiste Luis Garcia-Larrea, chercheur à l’Inserm et à l’hôpital neurologique de Lyon. Sans elle nous ne pourrions tout simplement pas survivre.» La douleur est en effet un système d’alarme parmi les plus fondamentaux de la vie. On le retrouve chez les organismes les plus anciens ou rudimentaires : même une paramécie est sensible à ce qui pourrait la détruire ; c’est, par exemple, ce qui lui permet de fuir lorsqu’elle entre en contact avec un milieu acide. De la même manière, les vers ou les mollusques repèrent les stimulations potentiellement nocives grâce à des terminaisons nerveuses spécifiques situées dans la peau ou les muqueuses, appelées nocicepteurs – du latin nocere et capere, qui ont respectivement donné nuisible et capter.

Luis Garcia-Larrea consacre ses recherches à l’ensemble du système nociceptif chez l’homme, allant des premières sensations désagréables à l’analyse qui en est faite par le cerveau et aux réactions qui en découlent. Il a tout récemment reçu un prix de l’Institut de France pour ses travaux sur «l’expérience douloureuse chez l’homme», après avoir été récompensé, en 2009, par la Fondation NRJ pour ses recherches sur la douleur et ses traitements. Farouche défenseur de la recherche fondamentale, il estime qu’on ne peut traiter la douleur qu’en connaissance de cause : «Ce n’est qu’en bout de chaîne, et sans forcément l’avoir cherché, que l’on peut en déduire des processus thérapeutiques.» Lire la suite

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