Archives de Catégorie: Loisirs

Vive les cafés différents !

Ici, ils ne sont pas « autistes », « trisomiques » ni « sourds », mais serveurs, barmen, cuisiniers… et ils veulent transformer notre vision du handicap.

Cet article est paru dans Version Femina (n° 867, semaine du 12 au 18 novembre 2018). Un grand merci aux équipes du Café Joyeux, du Café Signes et de Katimavik pour leur accueil et leurs explications.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Loisirs, Société

Spirou et Fantasio, c’est toute une philosophie !

Un couple nietzschéen, un écureuil socratique, une journaliste disciple de Simone de Beauvoir… Ces petits personnages donnent de grandes leçons de vie. Contrairement à la plupart des héros de BD, Les aventures de Spirou et Fantasio n’appartiennent pas à un auteur en particulier mais à une maison d’édition. Résultat, pas moins d’une trentaine de bédéastes ont dû réinventer cet univers tout en respectant ses codes, son ADN, sa philosophie.

Les fans attendaient au tournant ! Pas question de bouleverser du jour au lendemain le couple si singulier que forment les deux héros, la conception du bien et du mal défendue face à leurs antagonistes, ou la présence surréaliste d’un écureuil pétri de sagesse à leurs côtés. De fait, il y a une vraie continuité d’un auteur à l’autre, même chez les plus innovants, laissant présager que ces aventures pourraient avoir une portée plus universelle qu’il n’y paraît. Focus sur six grandes idées qu’incarnent le célèbre groom et ses compagnons.

Cet article est paru dans le Hors-série de Ça M’intéresse consacré aux aventures de Spirou (n° 13,  24 octobre 2018). Cliquez ici pour le commander en ligne !

Poster un commentaire

Classé dans Ça m'intéresse, Livres, Loisirs, Philosophie

Internet : cliquer, c’est polluer ?

Écrire un mail, regarder une vidéo, publier des photos sur les réseaux sociaux : autant de gestes anodins mais loin d’être aussi écologiques qu’on ne pourrait le croire. État de lieux et astuces pour lever le pied !

Mon article est paru dans Version Femina (n° 865, semaine du 29 octobre au 4 novembre 2018). Merci pour leurs analyses et témoignages à :

Poster un commentaire

Classé dans Loisirs, Société

Les métamorphoses du football

Sport le plus populaire au monde, le football n’intéresse pas que les supporters : il est aussi étudié par les chercheurs en sciences sociales. Parmi eux, l’ethnologue Christian Bromberger, qui revient, à quelques semaines de la Coupe du monde, sur les transformations de ce sport au cours des dernières décennies. Cette interview est parue dans CNRS le Journal.

Coupe du monde 2014 au stade Maracanã, à Rio (Brésil). En quelques décennies, le football s’est profondément transformé dans ses pratiques et son audience. © Ian Trower/GETTY IMAGES

 

Vous interveniez la semaine dernière à Paris dans une conférence sur le football et les sciences sociales. En quoi ce sport a-t-il changé depuis les années 1980 ?
Christian Bromberger : L’issue des matchs est moins incertaine. Une équipe dotée de millions d’euros de budget l’emporte contre les moins bien loties dans l’écrasante majorité des cas. Les dirigeants de petits clubs peuvent bien déborder d’intelligence tactique ou d’imagination, ça n’a que peu de poids face au pouvoir de l’argent. L’incertitude ne demeure que pour des affrontements entre équipes de même niveau, des clubs de taille intermédiaires ou lors des phases finales de grands tournois par exemple. Dans les coupes nationales, les matchs à élimination directe créent parfois de petits miracles, « David » l’emportant contre « Goliath ». Mais ces compétitions sont boudées par les grands clubs et les organismes européens, précisément parce que l’incertitude y est trop importante et qu’ils y ont beaucoup à perdre. C’est d’ailleurs pour cette raison que des systèmes de poule de qualification ont été introduits dans la Coupe des champions – qui deviendra la Ligue – au début des années 1990. Faute d’élimination directe, les chances qu’une petite équipe crée la surprise s’amoindrissent. C’est une évolution regrettable, car l’un des ressorts dramatiques du spectacle sportif, son piment émotionnel, est lié à l’incertitude du résultat. Contrairement aux films ou pièces de théâtre, l’histoire n’est pas construite avant la représentation mais s’élabore sous les yeux des spectateurs.

Comment est-il devenu un « sport business », selon l’expression consacrée ?
C. B. : Jusqu’aux années 1980, les clubs étaient gérés par des associations à but non lucratif. Une série de lois a permis d’en faire des sociétés anonymes sportives professionnelles, dotées des mêmes prérogatives que d’autres structures commerciales. Des investisseurs se sont engouffrés dans la brèche et les budgets ont explosé : un million d’euros de recettes pour la première division française en 1970, un milliard en 2011 ! Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Loisirs, Sciences, Société

Onomastique des Pokémon

Ils s’appellent Pikachu, Braségali ou encore Lugia. Et même si vous ignorez à quoi ressemblent ces créatures fantasmagoriques, héros de manga et de jeux vidéo, vous pourriez déjà vous être fait une vague idée – en associant spontanément leurs noms à des formes plutôt rondes ou pointues, de grande ou de petite taille, etc. « De récentes études (la pokemonastique) ont montré que les sons utilisés dans les noms des Pokémon japonais avaient une valeur symbolique », assure l’appel à contribution de la première conférence scientifique dédiée, organisée à l’université de Keiō (Japon) les 26 et 27 mai prochains.

Cette approche s’inscrit dans les recherches en onomastique, consacrées à l’analyse des noms, une branche marginale mais bien vivante de la linguistique. Des études japonaises sur la symbolique des sons indiquent par exemple que les mots « malouma » et « bouba » évoquent des formes rondes et généreuses, tandis que « takété » et « kiki » font écho à des silhouettes angulaires et pointues. Le même constat pourrait valoir en français pour les prénoms « Maude » et « Thierry » par exemple. Et pour les Pokémon bien sûr. Les quelque 800 spécimens répertoriés présentent une vaste variété de formes, de tailles, et possèdent chacun leur nom propre – un terrain de choix pour l’onomastique.

Des Pokémon “non officiels” ont été dessinés pour la conférence, afin des tester des hypothèses onomastiques.

De fait, constate le linguiste Shigeto Kawahara, principal organisateur de la conférence, on devine le plus souvent la taille et le poids approximatifs d’un Pokémon en entendant son nom, mais aussi son « stade d’évolution » – ces créatures pouvant se transformer pour acquérir plus de pouvoir – ou encore sa force au combat. Lorsque le nom commence par une voyelle haute comme « i » par exemple, le Pokémon est généralement petit et léger. La conférence aura notamment pour objet de déterminer si ces résultats se retrouvent dans d’autres langues – huit noms de Pokémon sur dix étant traduits à l’étranger – et plus généralement si la symbolique des sons peut être universelle.

Cet article est paru dans Sciences Humaines (n° 302, avril 2018)

Poster un commentaire

Classé dans Loisirs, Sciences

Les Ig-Nobel, un palmarès des recherches improbables

Saviez-vous que le Viagra aide les hamsters à se remettre d’un décalage horaire, que la tour Eiffel paraît plus petite si vous vous penchez sur la gauche, et qu’un poulet avec un bâton lesté à l’arrière-train marche comme un dinosaure ? Ces résultats hautement scientifiques ont été récompensés lors d’une cérémonie parodique et néanmoins très sérieuse, les Ig-Nobel, dont la 27e édition s’est tenue le 14 septembre au théâtre Sanders de l’université de Harvard.

Attribués chaque année depuis 1991 par une association de scientifiques amateurs de « recherches improbables », les Ig-Nobels ont pour objectif de récompenser des théories « qui font rire les gens avant de les faire réfléchir ». Car toutes ces études sont authentiques ! Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Loisirs, Sciences

Pourquoi les super-héros fascinent-ils tant ?

Blockbusters, séries télé, bandes dessinées et même expositions au musée… Les surhommes en collant rencontrent un incroyable succès depuis leur renaissance au cinéma au début des années 2000, comme en témoigne encore la sortie de Justice League mercredi 15 novembre. Ce grand raout de justiciers jusque-là éparpillés dans différents opus – Superman, Batman, Wonder Woman… – constitue un point d’orgue pour les fans et l’un des films les plus attendus de la rentrée.

Les essais et détournements mêlant philosophie et super-héros se multiplient

Selon Laurent de Sutter, professeur en théorie du droit et directeur d’un ouvrage dédié, « cet engouement témoigne d’une démocratisation progressive de l’héroïsme ». Celui-ci n’apparaît plus comme l’apanage de demi-dieux lointains et inaccessibles, incarnant de façon flatteuse une civilisation américaine triomphante au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Les films actuels mettent en scène des hommes, certes dotés d’incroyables pouvoirs, mais à bien des égards ordinaires. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Livres, Loisirs, Philosophie